Droit de salicité

Définition et enjeux

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet Précis de l'histoire du droit français… (1886)

La Loi Salique n'est point la loi de succession au trône. — Cette observation préalable est, je l'espère, superflue. La Loi Salique n'est point, comme on le répète trop souvent, la loi de succession au trône ; elle concerne le droit privé non pas le droit public; c'est un petit code civil et surtout un petit code de procédure et un petit code pénal, à l'usage des Saliens.
Source : Gallica

Alfred Dubois Du défaut devant les tribunaux civils de première instance (1903)

Pour conclure on peut dire que la loi Salique se bornait à réprimer le défaut; lorsque le défaillant refusait d'exécuter le jugement qui avait suivi le troisième appel en justice, la répression était dure et cruelle ; les conséquences du défaut étaient alors aussi rigoureuses qu'en droit romain sous les actions de la loi. De peuples aussi peu civilisés que les Francs il ne faut pas s'étonner si l'idée de justice était méconnue à un tel point.
Source : Gallica

Amaury Philippe Warenghien Droit romain : Des Délits de la parole et de l'écriture… (1873)

Ainsi la Loi Salique distingue deux cas.
1° L'injure est-elle grossière: sa révélation est-elle inutile à la société: la vérité de l'imputation n'empêchera pas le châtiment, donc, pas de preuve. Si vous traitez quelqu'un d'homme de rien , de renard, de lièvre, de sordidum, et certaines versions de la Loi Salique contiennent une épithète plus énergique: vous serez réputé avoir eu une intention malveillante et condamné à une amende.
2° S'agit-il d'un fait qu'il importe à la société de connaitre, le diffamateur qui aura fait la preuve, n'aura rien à craindre, car il aura rendu service à tous?
Source : Gallica

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