Émile Gaboriau

Émile Gaboriau

Résumé

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Le Crime d’Orcival (1867)

Moi l'aimer, s'écria-t-elle, moi !... Ah ! tenez, à vous, mon seul ami je puis expliquer ma conduite, car vous êtes digne de me comprendre. Oui, je l'ai aimé; c'est vrai, aimé jusqu'à l'oubli du devoir, jusqu'à l'abandon de moi-même. Mais un jour il s'est montré à moi tel qu'il est, je l'ai jugé, et mon amour n'a pas résisté au mépris. J'ignorais l'assassinat horrible de Sauvresy, mais Hector m'avait avoué que son honneur et sa vie etaient entre les mains de Berthe..., et qu'elle l'aimait.
Source : Gallica

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Le Crime d’Orcival

Sur ces paroles désolées, sur ce vœu d’un père au désespoir, il n’y tint plus.
Oubliant qu’on allait s’apercevoir de son émotion, il sortit de l’ombre où il s’était tenu, et s’adressant à M. Courtois:
—Moi, dit-il, moi, M. Lecoq, de la Sûreté, je vous donne ma parole d’honneur de retrouver le corps de Mlle Laurence.
Le pauvre maire s’accrocha désespérément à cette promesse comme un noyé au brin d’herbe qui flotte à portée de sa main.
—Oui! n’est-ce pas, dit-il, nous le retrouverons. Vous m’aiderez. On dit que rien n’est impossible à la police, qu’elle sait, qu’elle voit tout.
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Le Crime d’Orcival

Si prompt qu’eût été le père Plantat à se reprendre, l’inadvertance n’échappa pas à M. Lecoq.
«N’est-ce vraiment qu’une inadvertance, qu’un lapsus?» se demandait-il.
Mais le vieux juge de paix poursuivait:
—De vils criminels ont été atrocement punis, on ne saurait les plaindre; tout serait donc pour le mieux si Sauvresy enivré par la haine, n’ayant qu’une idée fixe, la vengeance, n’avait lui-même commis une imprudence que je regarde presque comme un crime.
—Un crime! exclama le docteur stupéfait, un crime, Sauvresy!
M. Lecoq eut un fin sourire et murmura, oh! bien bas:
—Laurence.
Source : Gutenberg

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