Émile Gaboriau

Émile Gaboriau

Résumé

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Monsieur Lecoq

C’était là que d’ordinaire se tenait Mme Blanche, autrefois, dans les premiers temps qu’il la connaissait, lorsque son cœur hésitait encore entre Marie-Anne et elle, et qu’il lui faisait la cour...
Que d’heures heureuses ils y avaient passé ensemble. Il lui semblait la revoir, telle qu’elle était alors, radieuse de jeunesse, insoucieuse et rieuse... sa naïveté était peut-être cherchée et voulue, en était-elle moins adorable.
Cependant, Mme Blanche entrait...
Elle était si défaite et si changée, que c’était à ne la pas reconnaître, on eût dit qu’elle se mourait. Martial fut épouvanté.
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Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Monsieur Lecoq

Lacheneur disait vrai, cette fois ; on le sentait ; la vérité trouve à son service d’irrésistibles accents. Cependant M. d’Escorval feignit de douter. Il pensa qui si lui, de sang-froid, il attisait la colère de ce malheureux, il lui arracherait toute sa pensée. C’est donc d’un air de défiance insultante qu’il dit :
— Comment croire à vos serments, après vos aveux !... Calcul inutile !... Éclairé par une dernière lueur de raison, Lacheneur vit le piège ; tout son calme lui revint comme par magie.
— Soit, monsieur le baron, dit-il, ne me croyez pas.
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Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Monsieur Lecoq

Ce jeune homme si modeste et si doux avait un cœur inaccessible à la crainte. Ses beaux yeux noirs et profonds, qui avaient la timidité tremblante des yeux d’une jeune fille, savaient aller droit à l’ennemi comme une lame d’épée.
Lorsque M. Lacheneur eut terminé par la dernière phrase qu’il avait adressée au duc de Sairmeuse, M. d’Escorval lui tendit la main.
— Je vous ai dit jadis que j’étais votre ami, prononça-t-il d’une voix émue, je dois vous dire aujourd’hui que je suis fier d’avoir un ami tel que vous.
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