Adrien Paul, Blanche Mortimer (1861)
“ Blanche est assise, le front dans les mains ; elle vient d'évoquer tous les fantômes du passé : les sourires de sa mère qu'elle a à peine connue, ses joies d'enfant, sa chambre de jeune fille, ses chagrins d'autrefois qui n'étaient que des bonheurs déguisés, la mort de sir Ralph, l'amour de Matthéus, son mariage et ces mille incidents de la vie qui font de la mémoire un livre toujours ouvert où chacun lit tour à tour en rose ou en noir, selon que le soleil rayonne ou que l'orage gronde dans le coeur. ”
