Comtesse de L***

Résumé

Comtesse de L*** Blanche : comédie en trois actes (1852)

M. DE VALMORE.
Oh ! vous ne savez pas qu'il est une puissance Plus forte que l'amour.
M. DE BELGARDES.
Ah ! fais-m'en confidence.
M. DE VALMORE.
Le respect ! c'est un mot qu'ici j'ai bien compris Pour la première fois, et je l'ai d'elle appris.
M. DE BELGARDES.
Comment d'elle ? de qui ?
M. DE VALMORE.
De la mère de Blanche.
M. DE BELGARDES.
( Sérieusement.) Ton cœur est aussi bon que ta parole est franche, Je te crois. Mais hélas! que me sert d'être en paix Là-dessus, si je dois ne la revoir jamais.
Source : Gallica

Comtesse de L*** Blanche : comédie en trois actes (1852)

BLANCHE.
Monsieur !
M. DE VALMORE.
Si vous pouviez savoir l'impression Que m'a fait ce pays, quittant le tourbillon De Paris où chacun ne songe qu'aux affaires; Politique, commerce, ambition, salaires, Tout s'agite, se heurte, et l'on n'a d'autre loi Que son propre intérêt. Tout se rapporte à soi.
J'ai longtemps séjourné dans d'autres capitales; Partout les mêmes maux et les mêmes scandales.
Ici c'est l'oasis qui rafraîchit le cœur ; Vous avez je le crois le secret du bonheur.
( Blanche l'écoute attentivement ; il se rapproche d'elle.)
Source : Gallica

Comtesse de L*** Blanche : comédie en trois actes (1852)

Mais comme le parfum de la fleur la décèle, Par un charme secret elle attire auprès d'elle.
Son mérite se lit pour moi dans tous les yeux, Les uns admirateurs, les autres envieux.
Une mère a l'instinct de lire dans une âme Pour sa fille chérie ou l'éloge ou le blâme.
* Les suffrages menteurs sont par elle écartés Ceux des honnêtes gens soigneusement comptés.
Et c'est la récompense à son cœur la plus chère, Quand elle s'aperçoit que sa fille a su plaire.
Je ne saurais douter qu'elle charme ce soir Et pour toute la vie assure son pouvoir.
Mais il ne suffit pas que Blanche soit aimée.
Source : Gallica

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