George Sand,
Ma soeur Jeanne, par George Sand
“ Tu n’aimeras jamais personne plus que nous, je t’en défie. Celle à qui tu appartiendras pourra bien te donner l’avenir ; elle ne te donnera pas le passé, ce grand fonds, ce grand trésor de tendresse et de confiance, les joies et les douleurs mises si longtemps en commun. — Quant à moi et à M. Vianne, il n’y a pas de passé, et il ne me semble pas qu’il y ait d’avenir sans cela. J’en suis parfois si effrayée que je ferme les yeux et me précipite à mon piano pour oublier qui je suis et ce que l’on veut que je sois. ”
