Raymond Maufrais,
Aventures au Matto Grosso
“ Nous installons le camp à tâtons, chacun creusant sa place dans l’épaisse végétation, à coups de sabre d’abatis. J’avise dans l’obscurité deux arbres suffisamment rapprochés pour que je puisse y tendre mon hamac. Ils sont solides, quoique dépourvus de feuilles. J’installe la moustiquaire, le hamac, défais mes bottes, allume une cigarette, et m’affale avec un soupir voluptueux pour me retrouver aussitôt par terre, les côtes endolories, empêtré dans la moustiquaire crevée et le hamac renversé, un arbre sur les jambes, un autre en guise de traversin. ”
