Raymond Maufrais,
Aventures au Matto Grosso
“ Malhoa fataliste, nous dit dans son dialecte :... Il meurt,... il meurt... Une grande tristesse m’envahit, la plainte d’une Indienne de la case voisine semble annoncer déjà la mort qui bientôt pénétrera ici... Dehors le soleil brille, implacable, les araras jacassent et lustrent leur plumage radieux, fous d’orgueil... La nature est belle, terrassée par l’incendie de l’après-midi, avec le vert laiteux des bananiers qui se découpent sur le mauve de la forêt lointaine. Bras ballants, sans mot dire, les Indiens mastiquent des graines, fument et crachent, résignés à cette mort qu’ils attendent. ”
