François Pierre, Voyage d'exploration d'un missionaire dominicain chez les tribus sauvages de l'Equateur (1889)
“ Regardez Palate, votre fidèle Palate ; voyez cette figure sinistre, cet air faux et menaçint ! L'infortuné n'est plus maître de lui, il a bu toute la nuit, c'est leur coutume à eux avant d'entreprendre une expédition quelconque. Cela ne vous effraye pas ? — Non, Père, cela ne m'effraye pas ! J'irai à Banos, coûte que coûte, advienne que pourra. Cette troisième étape de mon voyage est trop importante pour qu'aucune considération puisse m'en détourner. Dieu veillera sur moi comme il l'a fait jusqu'ici ; la Vierge de Canélos adoucira peu à peu l'humeur farouche de mes Indiens. ”
