M. Paul Marcoy, Le Tour du monde
“ Nous ouvrîmes toutes grandes nos deux oreilles. La cloche cessa de tinter, et un chœur de voix étranges s’éleva dans le silence de la nuit. Dans le nocturne chanté à pleins poumons par ces voix inconnues, nous ne tardâmes pas à reconnaître un cantique à l’usage des Quecheus de la Sierra. Comme nous nous communiquions nos impressions diverses au sujet de ce chant pieux et inattendu, un brouhaha de cris féroces et d’appels discordants succéda à la mélopée liturgique. Le bruit, de plus en plus distinct, paraissait sortir des massifs de verdure qui nous cachaient la petite rivière de Sarayacu. ”
