Compagnie de Jésus

Résumé

Compagnie de Jésus Lettres édifiantes et curieuses… (1819)

Les plus considérables bourgades sont de quinze à vingt mille âmes : ils choisissent tous les ans le chef qui doit présider à la bourgade, et le juge qui doit y maintenir le bon ordre. L'intérêt et la cupidité , cette source de tant de vices, sont entièrement bannis de cette terre de bénédiction. Les fruits de la terre qu'on recueille chaque année, sont mis en dépôt dans des magasins publics, et la distribution s'en fait à chaque famille , à proportion des personnes qui la composent. La simplicité et la candeur de ces bons Indiens est admirable.
Source : Gallica

Compagnie de Jésus Lettres édifiantes et curieuses… (1819)

Il y a une différence infinie entre ces lâches Indiens et ceux qui sont sous la conduite des missionnaires. On ne peut exprimer avec quelle docilité, avec quelle ardeur et avec quelle constance ils se portent à tout ce qui est du service de Votre Majesté, ne donnant aucun sujet de plainte ni de murmure se rendant ponctuellement aux heures marquées pour le travail, sans jamais y manquer, et édifiant d'ailleurs tout le monde par leur piété et par la régularité de leur conduite, ce qu'on ne peut attribuer , après Dieu, qu'à la sagesse et à la prudence de ceux qui les gouvernent.
Source : Gallica

Compagnie de Jésus Lettres édifiantes et curieuses… (1819)

Bénissons Dieu de ce que les Jésuites du Paraguay sont traités par l'anonyme de la même sorte que Notre-Seigneur le fut par les Juifs, qui lui reprochoient faussement de défendre qu'on payât le tribut à César. Il est vrai que nos rois ont ordonné qu'on n'exigeât de chaque Indien qu'une piastre de tribut : ce qui a été d'abord une grâce de leur part, leur a paru dans la suite une espèce de justice. Ils ont eu égard à la grande pauvreté de ces Indiens, qui ne subsistent que du travail de leurs mains, et qui n'ont nul commerce avec aucune autre nation.
Source : Gallica

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