Adam Vulliet

Résumé

Adam Vulliet Scènes et aventures de voyages… (1857-1859)

Et, par-dessus le nuage de blanche vapeur qui remonte incessamment de l'abîme, s'élève ordinairement un double arc-en-ciel, qui semble un pont fantastique à deux étages jeté sur le gouffre plein d'écume et de bruit. Ce bruit, le plus grand que l'oreille de l'homme puisse entendre, est comme le roulement de plusieurs tonnerres. Les Indiens ont eu raison de donner à ce lieu le nom de Niagara, qui veut dire le tonnerre des eaux. En présence d'un tel spectacle, l'orgueilleux mortel se courbe involontairement devant la puissance de Celui qui a créé de si grandes merveilles
Source : Gallica

Adam Vulliet Scènes et aventures de voyages… (1857-1859)

Après plusieurs coups de tonnerre, que l'écho des montagnes rendait encore plus effrayants,
la pluie se mit à tomber avec force. Il n'y avait point d'abri dans l'endroit où je me trouvais, mais j'apercevais à quelque distance un épais fourré d'arbres et de buissons et une grotte profonde et spacieuse. Je m'y dirigeai en toute hâte. Je descendis le mieux que je pus des rochers sur lesquels j'étais monté, et déjà je croyais toucher au port de ma délivrance, lorsque, en écartant un buisson pour me faire un passage, je vis qu'un abîme profond me séparait de cet abri si désiré.
Source : Gallica

Adam Vulliet Scènes et aventures de voyages… (1857-1859)

Pas un murmure, pas une parole d'impatience, ni de révolte dans les écrits de ces infortunés, condamnés à périr de faim et d'épuisement dans cette île déserte, si quelque navire ne venait à passer et à les secourir. Soutenus par une foi inébranlable et par une attente ferme en la bonté du Dieu qui leur a fait les promesses de la vie éternelle, ils espèrent jusqu'au dernier moment, et demeurent calmes, remplis d'une paix et d'une douceur affectueuse que le Saint-Esprit seul peut faire naître et conserver dans les cœurs.
Source : Gallica

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