Guillaume Depping

Guillaume Depping

Résumé

Portrait de Guillaume Depping Guillaume Depping Le Tour du monde

Quand le Comanehe est éloigné de ce désert, il semble qu’un ver rongeur s’attache à sa vie ; il désire ses prairies, ses chevaux, ses armes, sa chasse ; il n’est libre et content que dans ce milieu, libre comme la prairie verte et sans limite ; il n’a d’autre richesse que ses chevaux ; c’est le buffle et l’antilope qui lui procurent sa nourriture, son habillement et son abri, en un mot tout ce qu’il désire.
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Portrait de Guillaume Depping Guillaume Depping Le Tour du monde

Il n’y a pas dans les montagnes Rocheuses de défilés secrets qu’ils ne connaissent, il n’y a pas une source dont ils n’aient goûté l’eau. Ils vont chasser l’ours gris en Californie, le buffle dans les plaines de la Nebraska, l’élan aux sources du Yellowstone et le mustang au Texas, scalpant à l’occasion quelques chevelures, soit au milieu d’un village inoffensif, soit sur la tête d’un ennemi. Cette manière de vivre fait qu’on les trouve rarement chez eux, et les caravanes doivent s’estimer heureuses quand elles peuvent en engager quelques-uns comme guides et comme chasseurs.
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Portrait de Guillaume Depping Guillaume Depping Le Tour du monde

Au fond des montagnes de Mariposa est un territoire nommé Four Creeks, véritable paradis pour les indigènes. Des sources nombreuses jaillissent de cette chaîne couronnée de neige, et forment des ruisseaux qui serpentent à travers des champs de trèfle et des prairies odorantes, à travers des chênes centenaires et des pins gigantesques. Là s’élevait un arbre sacré, un chêne, le roi de tous les arbres d’alentour ; sous son ombrage les Indiens tenaient leurs conseils, adoraient leur manitou, enterraient leurs guerriers et leurs sages.
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