Résumé

Paul Kane Les Indiens de la baie d’Hudson

Vers le soir, je commençai à voir des arbres, surtout des sapins, sur les hauteurs et dans le lointain, ce qui me donna à croire que nous approchions de la rivière Colombie. Je presse le pas ; avant le coucher du soleil, nous étions hors des ravins, et j’apercevais, au fond du pays, l’immense fleuve dont les bords s’élevaient encore au-dessus de notre tête à une hauteur considérable.
Ce fleuve surpasse tous ceux du monde, tant par son immense volume d’eau que par la rude poésie de l’effrayant paysage qui l’entoure
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Paul Kane Les Indiens de la baie d’Hudson

Le matin du quatrième jour, il voit les jeunes filles qui pleuraient, assises sur le rivage ; il s’approche et leur demande le motif de leurs larmes. Elles répondent qu’elles meurent de faim, parce qu’elles ne peuvent prendre aucun poisson, faute de digue. Maître loup leur propose de leur en construire une, à condition qu’elles veuillent bien devenir ses femmes ; elles y consentent, aimant mieux cela plutôt que périr. Et on voit encore aujourd’hui une longue jetée de pierres qui traverse presque entièrement la rivière : c’est l’œuvre du loup amoureux.
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Paul Kane Les Indiens de la baie d’Hudson

Nous passons la Pointe-des-Bois, en faisant dix milles par la plus mauvaise route du monde, toute labourée par les troupes de chevaux qui étaient passés récemment. Mon cheval s’enfonce dans un tourbier jusqu’à la tête, et c’est avec la plus grande difficulté qu’un des hommes et moi pouvons l’en tirer vivant. Grâce aux chevaux qui glissent dans la boue, aux paquets qui tombent, aux menaces que font les hommes aux animaux en langage stree, avec accompagnements de jurements français, les jurements n’existant pas dans le langage indien, la journée est agitée, fatigante et désagréable.
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