Rivière Mackenzie

Définition et enjeux

Pierre Jean Baptiste Duchaussois Aux glaces polaires

Au fort Simpson, laissons le Mackenzie poursuivre sa marche à l’océan Glacial, et remontons, non à la vapeur — la vapeur n’a pu l’escalader encore, — mais en pirogue d’écorce ou en courte barge, cette rivière, aussi large que le Mackenzie dont elle est l’affluent, et qui descend du sud-ouest : la rivière des Liards. Une sauvage beauté la pare dans ses détours, ses rapides, ses montagnes Nahanès et Rocheuses, dont elle s’approche et s’éloigne tour à tour, sa grande vue, ses chenaux, ses îles.
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Portrait de Richard Cortambert Richard Cortambert Nouvelle histoire des voyages et des découvertes géographiques…

De 1819 à 1825, le célèbre JOHN FRANKLIN, accompagné de HOOD et de RICHARDSON, explora une portion de la rivière Mackenzie, et reconnut l'authenticité des faits signalés par le courageux voyageur qui le premier avait révélé cette importante artère.
GEORGE BACK, de 1833 à 1835, parcourut également les derniers confins du continent et découvrit le cours d'eau qui a pris son nom et que l'on appelait la rivière du Grand-Poisson (vers le 67° de latitude) ; il passa deux terribles hivers dans ces tristes solitudes 2.
1. Journal from Montreal to Pacific Ocean, by Alex. Mackenzie.
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Pierre Jean Baptiste Duchaussois Aux glaces polaires

Merveilleuse exception, le fleuve Mackenzie proprement dit n’est entravé, dans les 2.000 kilomètres de son cours, que par trois ou quatre rapides, qu’il suffit de connaître pour les aborder impunément : l’un dans la plaine, les autres parmi les montagnes. Un vapeur peut remonter ce fleuve, de son delta à sa source, qui n’est autre que le Grand Lac des Esclaves, traverser ce lac, s’engager dans la rivière des Esclaves, et suivre celle-ci, sans arrêt, jusqu’au fort Smith, soixantième degré de latitude et limite sud du vicariat du Mackenzie [5] .
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