Résumé

R. P. Duchaussois Aux glaces polaires: Indiens et esquimaux

Toutefois, je voudrais être loin, je voudrais être là-bas, dans mon désert de glace, sous mes couvertures de neige, à jeun depuis la veille, couché entre mes chiens et mes sauvages pouilleux. C’est que je n’ignore pas à quoi ma vie de là-bas est bonne. Dans cette nuit, je porte la lumière; dans ces glaces, je porte l’amour; dans cette mort, je porte la vie.
Mgr Clut porta la vie, la vie surnaturelle; et c’est à la porter qu’il usa la vie de son corps.
Le premier son de glas retentit à ses oreilles, en 1885, comme il se trouvait à la mission Notre-Dame de Bonne-Espérance du fort Good-Hope.
Source : Gutenberg

R. P. Duchaussois Aux glaces polaires: Indiens et esquimaux

On voit des sauvages se rouler de douleur sur la glace, et plusieurs rester aveugles pour la vie. Afin de se protéger, les Dénés se placent une toile sombre devant la figure, les Esquimaux s’adaptent une visière d’écorce fendue d’une ligne médiane, les Blancs recourent aux lunettes vertes; mais rien n’est entièrement à l’épreuve du mal de neige, surtout si le soleil se voile d’un nuage, qui, sans la réduire beaucoup, diffuse sa lumière, et force le regard à scruter davantage l’uniformité blanche, sans ombre ni relief, pour découvrir les chemins.
Source : Gutenberg

R. P. Duchaussois Aux glaces polaires: Indiens et esquimaux

Au dégel des hautes neiges, les rivières la Paix et des Liards se chargent, au point d’en être pontées, d’une flotte d’arbres de toutes formes, avec leurs racines et leurs ramures, arrachés aux flancs des montagnes Rocheuses. La rivière des Esclaves recueille ce providentiel tribut de la rivière la Paix, et le Mackenzie celui de la rivière des Liards, pour les distribuer à toutes les grèves de leur domaine, jusqu’à l’océan Glacial. Ce bois de grève sera le combustible abondant du prochain hiver pour les déshérités de l’Extrême-Nord.
Source : Gutenberg

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