Maurice Leblanc,
Ceux qui souffrent
“ Des plaintes d’abord, et les cris ensuite, des cris rauques, des cris perçants, des cris sauvages, des appels, des supplications, des blasphèmes, et plus affreux que tout, des petits gémissements humbles, doux, à peine balbutiés. Lui écoutait, témoin fatalement impassible. Chaque cri le frappait a la tête et s’y enfonçait. Et il savait si bien l’enchaînement des sensations éprouvées et la sorte de douleur exprimée par chacun de ces cris, qu’à son tour il souffrit en son cerveau comme elle souffrait en ses entrailles. ”
