Eugène Le Roy,
L’Année rustique en Périgord
(1903-1904)
“ Il pleut toujours. Le ciel bas semble une immense pomme d’arrosoir d’où s’échappe une pluie incessante qui assombrit l’air de hachures grises. L’homme désœuvré, ennuyé, va à la grange, regarde les bœufs qui ruminent, leur donne une fourchée de regain, puis se plante sous la grande porte charretière, et, les deux mains dans les poches de son « sans-culotte », regarde d’un œil morne tomber l’eau. Dans l’étable voisine, les brebis bêlent, tournées vers la porte qui ne s’ouvre pas, et, pour tromper leur impatience, s’en vont lécher une pierre salpêtreuse. ”
