François Cadic, Dans la Campagne bretonne, étude sur les métiers… (1903)
“ Avec les premiers sourires du soleil , quand la neige s' est un peu fondue , le valet est aux champs , réparant les brèches des fossés , promenant la serpe par la lande , émondant les chênes trop branchus . Toujours l' existence en plein air , libre de préoccupations . Il ne lui importe guère en somme que la moisson vienne bien , que les pommiers aient bonne apparence . C' est affaire au fermier . Lui , il est l' enfant perdu des campagnes , il n' a pas de chez lui , mais il a le droit de mener insouciante vie , au besoin de faire faire un peu de mauvais sang à son maître . ”
