Résumé

Portrait de Erwan Berthou Erwan Berthou Par la harpe et par le cor de guerre

Par Dieu, notre maître, nous serons relevés — Au-dessus de toute race sur le globe, — Car nous garderons les mœurs des Celtes.
Nous garderons notre langue, la langue sans égale, — La plus belle qui soit au monde : — Malheur à celui qui voudrait l’abattre !
Nous aimons la terre de Bretagne, généreuse : — Nulle part on ne goûte tel bonheur. — Sur elle à jamais nous serons invincibles.
Nous garderons notre foi, comme nos pères, — Et nous serons vigoureux jusqu’à la mort. — Plus durs nous sommes que le cœur du chêne.
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Portrait de Erwan Berthou Erwan Berthou Par la harpe et par le cor de guerre

Exprimais-tu le doute ? exprimais-tu l’espoir ? — Ô barde consume par le feu du devoir, — Pouvais-tu redouter qu’on oubliât ta trace, — Toi qui fis tant vibrer l’âme de notre race ! — De toi dès le berceau chacun de nous s’éprit : — Nous sommes tes enfants par le cœur et l’esprit.
Nos mères ont bercé notre enfance fragile — Au chant de tes beaux vers, doux comme l’Évangile, — Nos maîtres, nous menant par les frais chemins creux, — N’ont jamais séparé la Bretagne et Brizeux. — Pour faire naître en nous l’amour de la Patrie, — Ils laissaient nous parler le chantre de Marie.
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Portrait de Erwan Berthou Erwan Berthou Par la harpe et par le cor de guerre

Affilons nos couteaux — Pour trancher les entraves de la Bretagne... — Bardes, touchez les cordes de la Harpe d’acier, — Sonneurs, soufflez dans vos binious : — La Bretagne n’est plus garrottée ; elle est réveillée, en vérité ; — Arthur, Roi valeureux, tu n’es pas encore trépassé.
Depuis quinze cents ans, nous avons tous vu, — Parmi les blanches vapeurs de l’aurore, — Ou parmi les rouges nuages du crépuscule, — D’effroyables guerriers environnant Arthur. — Ils brandissaient leurs lourdes épées au-dessus de leurs tètes : — Malheur aux ennemis !
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