Théodore Hersart de La Villemarqué

Théodore Hersart de La Villemarqué

Résumé

Portrait de Théodore Hersart de La Villemarqué Théodore Hersart de La Villemarqué Barzaz Breiz/1846

Et l’enfant Lez-Breiz, en le voyant, pensa que c’était saint Michel ;
Et il se jeta à deux genoux, et fil vite le signe de la croix.
— Seigneur saint Michel, au nom de Dieu, ne me faites point de mal !
— Je ne suis pas plus le seigneur saint Michel, que je ne suis un malfaiteur ;
Je ne suis pas saint Michel, non vraiment ; chevalier ordonné, je ne dis pas.
— Je n’ai jamais vu de chevalier, pas plus que je n’ai entendu parler d’eux.
— Un chevalier, c’est quelqu’un comme moi ; en as-tu vu passer un ?
— Répondez-moi d’abord vous-même ; qu’est-ce que ceci ? et qu’en faites-vous ?
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Portrait de Théodore Hersart de La Villemarqué Théodore Hersart de La Villemarqué Barzaz Breiz/1846

Le seigneur Jean est un bon compagnon ; il a le pied vif comme l’œil.
Il a sucé le lait d’une Bretonne, un lait plus sain que du vin vieux.
Sa lance, quand il la balance, jette de tels éclairs, qu’elle éblouit tous les regards.
Son épée, quand il la manie, porte de tels coups, qu’il fend en deux homme et cheval.
— Frappe toujours ! tiens bon ! seigneur duc ; frappe dessus ! courage ! lave-les (dans leur sang) ! lave-les !
Quand on hache comme tu haches, on n’a de suzerain que Dieu !
Tenons bon, Bretons ! tenons bon ! ni merci, ni trêve ! sang pour sang !
Notre-Dame de Bretagne !
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Portrait de Théodore Hersart de La Villemarqué Théodore Hersart de La Villemarqué Barzaz Breiz/1846

Or, les plus belles jeunes filles de ce pays-là, étaient alors les filles du seigneur du Faou ;
Les plus belles jeunes filles qui levaient la tête, sur la place, étaient les filles de du Faou.
Elles brillaient près de leurs compagnes, comme la lune près des étoiles.
Chacune d’elles montait une haquenée blanche, quand elles venaient au pardon, à Pont-Aven ;
Quand elles venaient au pardon, à Pont-Aven, la terre et le pavé sonnaient ;
Chacune d’elles portait une robe de soie verte et des chaînes d’or autour du cou.
La plus jeune est la plus belle ; elle aime, dit-on, Iannik de Kerblez.
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