Narcisse Quellien

Narcisse Quellien

Résumé

Portrait de Narcisse Quellien Narcisse Quellien Chansons et danses des Bretons (1889)

Une même chanson ne se dira pas de la même manière en marche qu'en repos; le roulier, sur la route, observera les points d'orgue que le tailleur ou le menuisier négligeront, au bout de chaque membre de phrase ; il fait avec la voix, comme avec le fouet, sonner les échos. Et il ne marque pas mieux le pas qu'il n'observe la mesure, lorsqu'il exécute un deux-temps ou une marche; c'est justement tout le contraire qui a lieu; il lui semble même que plus la mesure est brisée, plus le sonn ou le gwerz sont pour lui dans « le vrai ton».
Source : Gallica

Portrait de Narcisse Quellien Narcisse Quellien Chansons et danses des Bretons (1889)

Mais qu'un chanteur ne présente jamais sur la place du bourg un sonn qui fasse à quelqu'un s'écrier : « J'en composerais bien autant. » Car chacun hausserait les épaules, et l'on passerait outre. La foule qui s'arrête pour écouter, ne se contente pas longtemps des vulgarités de la rue. Les masses populaires aiment qu'on les remue. Volontiers le peuple prierait ce mendiant qui chante debout au milieu d'un vaste cercle humain : « L'aumône d'une belle chanson, s'il vous plaît! »
Source : Gallica

Portrait de Narcisse Quellien Narcisse Quellien Chansons et danses des Bretons (1889)

Il est incontestable que les meuniers, les tailleurs, les tisserands, sont les plus sûrs dépositaires de la véritable poésie populaire.
Aussi bien que les bardes ambulants, ils auront la vanité de servir à qui les interroge le régal de leurs compositions, une satire, ou une chanson légère, ou une élégie, qu'ils auront eux-mêmes rimées sur des faits récents. Comme ils ne riment pas pour vivre, mais qu'ils «chantent pour rire», on trouve toujours quelque chose de bon à prendre dans ce qu'ils présentent.
Source : Gallica

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