Émile Souvestre,
Les Derniers Bretons
“ Là rien de l’air dévorant des salons ; plus de robes de soie dont le frôlement brûle ; plus de voix qui s’insinuent à l’oreille et coulent de là jusqu’au cœur ; plus de mains satinées que l’on n’effleure qu’en tremblant ! Le ciel, le ciel de Dieu sur votre tête, avec son beau et clair soleil ; le parler haut et rieur des paysannes, les vêtemens de bure, les mains brunies dans vos mains ! Et quel moyen alors que l’âme s’accroupisse sur de sales pensées ! Tout est si vaste, si serein autour de vous ! tout sent la présence de Dieu ; tout est saint de l’innocente joie qui vous environne. ”
