Émile Souvestre,
Les derniers Bretons, par Émile Souvestre…
“ Et voilà pourtant, abbé, les êtres que j’ai aimés, les êtres, hélas ! que j’aimerai tant que la vie courra dans mes veines. À cette longue et railleuse tirade, saint Bernard ne répond que deux vers : « Comte de Poitou, revenez à Jésus-Christ qui vous a racheté ; comte de Poitou, dépouillez vos mauvaises hontes, ou vous êtes perdu. » Guillaume résiste plus faiblement ; il commence à comprendre et à trembler. Enfin le saint, qui n’a plus d’espoir qu’en Dieu pour vaincre entièrement, tombe à genoux, invoque la grâce divine, et le comte, touché d’une inspiration d’en haut, se jette à ses pieds. ”
