Ernest Capendu

Résumé

Ernest Capendu Marcof le Malouin

Merci, Keinec, merci! Tu es un brave gars! Oh! vois-tu, je souffre autant que puisse souffrir un homme! continua Marcof, dont les larmes débordèrent de nouveau.
Cela t'étonne, n'est-ce pas, de me voir terrassé par le chagrin? moi, que tu as vu si souvent donner la mort avec un sang-froid farouche! Cela te paraît bizarre, ridicule peut-être, de voir pleurer Marcof, Marcof le coeur d'acier, comme l'appellent ses matelots. Tu me regardes et tu doutes!... Oh! c'est que le marquis de Loc-Ronan, entends-tu? le marquis de Loc-Ronan, c'était tout ce que j'adorais ici-bas!
Source : Gutenberg

Ernest Capendu Marcof le Malouin

Tantôt lancée au sommet des vagues, tantôt glissant rapidement dans les profondeurs de l'abîme, une chaloupe s'avançait vers le lougre, et le lougre, par suite de son mouvement rétrograde, s'avançait également vers elle. Un seul homme était dans cette barque. Courbé sur les avirons, il nageait vigoureusement, coupant les lames avec une habileté et une hardiesse véritablement féeriques.
—Ce ne peut-être qu'un démon! grommela Bervic à l'oreille de Marcof.
—Homme ou démon, fais-lui jeter un bout d'amarre s'il veut venir à bord, répondit le marin, car, à coup sûr, c'est un vrai matelot!
Source : Gutenberg

Ernest Capendu Marcof le Malouin

Carfor était seul dans le canot. Ramant avec nonchalance, il repassait dans sa tête les événements de la nuit dernière. De temps en temps il laissait glisser les avirons le long du bordage de la barque, et portait la main à sa ceinture, à laquelle était attachée la bourse que lui avait donnée le chevalier. Il l'ouvrait, contemplait l'or d'un oeil étincelant, y plongeait ses doigts avides du contact des louis, et un sourire de joie illuminait sa physionomie sinistre. Puis il reprenait les rames, et gouvernait vers le fond de la baie.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature