Résumé

Edmond Rousseau,  Les exploits d’Iberville

“ Le navire courait bon bord, détachant nettement sa voilure blanche sur le fond empourpré du ciel ; pas une voile n’apparaissait à l’horizon. La terre était proche et le Pélican semblait se presser comme un cheval qui rentre et sent l’écurie.
À l’arrière du vaisseau, l’officier de quart se promenait de ce pas régulier du marin qui est contraint de se procurer le plus d’exercice possible dans l’espace le plus resserré. Cet officier était un jeune homme d’une trentaine d’années au plus, au teint hâlé, aux cheveux noirs, à la physionomie fort belle, à l’air résolu et à la démarche dégagée.
”
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Edmond Rousseau,  Les exploits d’Iberville

“ Oui, ma mère, oui, votre cœur que je sens battre, va céder sans regret et avec son immense bonté maternelle à la prière d’un fils qui vous adore.
— Ah ! mon Dieu ! c’est d’Yvonne que tu me parles ? s’écria madame Glen tremblante. Attends ! attends ! mon fils, le coup est rude, et je ne m’y attendais pas !
— Oh ! ne dites pas cela, reprit Lewis avec feu, si le coup est trop rude, je ne veux pas que vous le receviez ! je renoncerai à tout, je ne me marierai jamais !
— Ne pas te marier !... Eh bien ! cela serait pire encore ! Voyons ! voyons ! laisse moi donc me reconnaître.
”
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Edmond Rousseau,  Les exploits d’Iberville

“ Le jour où j’atteignis ma dix-huitième année, j’étais dans ma chambre un peu avant dix heures quand le valet de chambre du marquis vint me prévenir que j’étais attendu au grand salon. Je m’y rendis aussitôt. Le vieillard vint au-devant de moi avec son bon sourire et me baisa tendrement sur le front. Oh ! je sens encore l’impression de ce baiser du meilleur des hommes !
— Mon enfant, me dit-il, je demande au ciel qu’il fasse descendre ses bénédictions sur ta jeune tête, comme je te bénis moi-même du plus profond de mon cœur.
”
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