Edmond Rousseau, Les exploits d’Iberville
“ Le navire courait bon bord, détachant nettement sa voilure blanche sur le fond empourpré du ciel ; pas une voile n’apparaissait à l’horizon. La terre était proche et le Pélican semblait se presser comme un cheval qui rentre et sent l’écurie. À l’arrière du vaisseau, l’officier de quart se promenait de ce pas régulier du marin qui est contraint de se procurer le plus d’exercice possible dans l’espace le plus resserré. Cet officier était un jeune homme d’une trentaine d’années au plus, au teint hâlé, aux cheveux noirs, à la physionomie fort belle, à l’air résolu et à la démarche dégagée. ”
