Résumé

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Études marines. Jean Bart et Charles Keyser… (1868)

Quand minuit sonna, la Serpente et les cinq prises de la Lionne-Brune étaient en bon abri dans le port d'Àmbleteuse; Keyser, Gaspard et leurs compagnons faisaient route pour la mer du Nord.
Alors Marie Tugghe priait et pleurait avec une douleur nouvelle, en s'écriant parfois :
— Mon Dieu ! mon Dieu : pourquoi le sage Jean Bart était-il absent!...
Jean Bart trouva son fils Cornil à peu près remis.
Sans la misérable aventure de Keyser, il aurait été trop heureux, mais, encore une fois, hélas ! il fut obligé de se dire : « Victoire et gloire ne sont pas bonheur ! »
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Études marines. Jean Bart et Charles Keyser… (1868)

« Mon serviteur Vanburg n'est ici que par dévouement pour moi, par obéissance aux ordres de ma mère. Mon matelot Keyser est le fils unique d'une pauvre veuve ; il l'ignore encore, Seigneur, mais vous, vous le savez, et vous aurez pitié, et vous inspirerez à l'amiral de n'en faire périr qu'un pour l'exemple. »
! Si Vanburg et Keyser avaient pu entendre cette prière, les larmes du premier auraient redoublé sans doute, mais la furie du second se fût à coup sûr apaisée.
Bart s'assit ; la tendre image de Nicolita passa devant son esprit ; il soupira : ce fut tout. — Monsieur Jean ! lieutenant !
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Études marines. Jean Bart et Charles Keyser… (1868)

Jean Bart et Keyser s'élevaient par leurs grandes actions, par la noblesse de leurs sentiments, par la générosité de leurs caractères. Flamignes descendit en se dégradant. Il fit sa société, non plus de jeunes gentilshommes rachetant leurs défauts par une foule de qualités solides, mais d'intrigants de bas étage, de chevaliers de brelans, de hobereaux déchus et de parasites qu'il gorgea d'ignobles plaisirs. Il eut sa petite cour de spadassins, de joueurs, de libertins et de femmes perdues ; mais au fond de ce, cloaque, loin d'oublier Keyser et Marie Tugghe, il ne cessa de s'occuper d'eux.
Source : Gallica

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