George Sand,
Oeuvres de Georges Sand. Lettres d'un voyageur…
“ Je sentis en moi une fatigue déplorable et une force plus déplorable encore, aucune espérance, aucun désir, un profond ennui ; la faculté d’accepter tous les biens et tous les maux ; trop de découragement ou de paresse pour chercher ou pour éviter quoi que ce soit ; un corps plus dur à la fatigue que celui d’un buffle ; une ame irritée, sombre et hautaine, avec un caractère indolent, silencieux, calme comme l’eau de cette source qui n’a pas un pli à la surface, mais qu’un grain de sable bouleverse. ”
