Angelo Mosso,
La Fatigue intellectuelle et physique…
(1894)
“ Parfois ils se mettent en route trop tard, et la neige les surprend le long des chemins et des défilés des Alpes. Ils sont mal vêtus, épuisés de fatigue, et, quand souffle la bise, ils doivent s'arrêter, vite engourdis, les mains et les oreilles gelées. Parfois la neige là-haut devient si épaisse qu'il faut s'arrêter. C'est une véritable nuit, et l'atmosphère s'assombrit de telle façon qu'on ne voit plus la route ni les abîmes qu'elle cotoie. Sur les Alpes, la neige ne tombe pas à larges flocons comme dans la plaine, c'est une neige fine, pulvérulente. ”
