Résumé

Portrait de Fernand Lagrange Fernand Lagrange Physiologie des exercices du corps… (1890)

Quand un homme soulève de terre un lourd fardeau, on voit la respiration se suspendre, la face rougir, les veines du cou et du front se gonfler. On dirait qu'au moment où toute la force du corps se déploie, un lien invisible vient étreindre le cou et faire obstacle en même temps à la circulation de l'air dans les poumons et au cours du sang dans les veines.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Lagrange Fernand Lagrange Physiologie des exercices du corps… (1890)

Il semble alors qu'une impression unique vienne réveiller dans la moelle épinière comme le souvenir d'un grand nombre de mouvements souvent exécutés ; de même, un seul mot prononcé peut réveiller dans le cerveau le souvenir de toute une série de phrases qui redeviennent présentes à l'esprit. C'est ainsi que l'appui du pied sur le sol peut provoquer, par la simple sensation de contact, toute la série des mouvements de la marche. L'être vivant peut marcher alors, et même courir, sans que son cerveau prenne la moindre part à l'acte musculaire.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Lagrange Fernand Lagrange Physiologie des exercices du corps… (1890)

Que la volonté utilise sous forme de travail intellectuel ou sous forme d'exercice musculaire l'énergie contenue dans l'être humain, la dépense doit donc toujours se solder au moyen d'un dégagement de chaleur. Sous l'action de certaines combinaisons chimiques qui se passent au sein des tissus organiques, et qu'on appelle des combustions, le calorique contenu à l'état latent dans les molécules du corps vivant est mis en liberté, puis absorbé par l'acte cérébral ou par l'acte musculaire, comme est absorbée la chaleur du foyer par le travail de la machine à vapeur.
Source : Gallica

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