Résumé

Ilia Sachnine Etude sur l'influence de la durée du travail quotidien sur la santé générale de l'adulte (1900)

L’ouvrier tisseur est condamné à surveiller constamment sa machine à bras; il se tient devant elle courbé, faisant mouvoir tantôt la main, tantôt la jambe, fixant de son regard les couches successives des fils; car une petite irrégularité le forcerait à refaire son travail. Ici, l’effort musculaire est associé avec le travail intellectuel de l’attention. Dans une filature à vapeur ou à l’électricité, dans une fabrique de tissage mécanique, les machines perfectionnées exigent de la part de l’ouvrier très peu de labeur physique. L’ouvrier n’a qu’à surveiller le bon fonctionnement de la machine.
Source : Gallica

Ilia Sachnine Etude sur l'influence de la durée du travail quotidien sur la santé générale de l'adulte (1900)

D’après Lagrange, la vitesse
dans les mouvements exige, de la part des centres nerveux, un surcroît de travail. D’après lui, les travaux qui nécessitent la répétition très fréquente des mouvements, c’est-à-dire le passage alternatif et très rapide du relâchement à la contraction, du repos au mouvement, exigent aussi un effort de volonté, un ébranlement nerveux, supplémentaire, destiné « à hâter la réponse du muscle à l’appel qui lui est fait ». Le supplément de dépense nerveuse n’aboutit pas à une augmentation dans le travail effectué, mais à une diminution du temps perdu.
Source : Gallica

Ilia Sachnine Etude sur l'influence de la durée du travail quotidien sur la santé générale de l'adulte (1900)

L’animal produit alors plus d’acide carbonique qu’il n’en peut éliminer par la respiration. La mort se produit ici par une véritable asphyxie due à l’auto-intoxication par l’acide carbonique. L’acide carbonique s’accumule dans l’organisme en grande quantité, les centres nerveux sont baignés par un sang impropre à la vie, le muscle cardiaque est imprégné d’une substance qui le paralyse, le coeur faiblit, la circulation s’arrête et l’animal meurt.
Dans le surmenage aigu la mort arrive du fait, même de la fatigue, sans essoufflement. Cependant il est assez rare chez l’homme.
Source : Gallica

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