Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Et tu n’oserais pas, après cela, te railler de la douleur ? « Mais la maladie ne me permet de rien faire, de vaquer à aucun devoir. » Ton corps seul est valétudinaire, ton âme ne l’est point. La maladie arrête les pieds du coureur, enchaîne les mains du cordonnier et de l’artisan. Mais si tu as coutume d’employer ton intelligence, tu pourras donner conseils et leçons, écouter, apprendre, interroger, te ressouvenir. Après tout, n’est-ce rien faire que d’être un malade raisonnable ? Tu feras voir qu’on peut surmonter la maladie ou du moins la supporter. ”
