Désiré Joseph Joulin

Résumé

Désiré Joseph Joulin Les causeries du docteur (1868)

Je crois que cette divergence tient à ce qu’on a envisagé jusqu’ici la contagion dans un sens trop restreint ; on la renferme dans des limites trop circonscrites, et, pour moi, cela s’applique non-seulement au choléra, mais encore à toutes les épidémies. On admet la nécessité du contact plus ou moins intime du malade, avec celui qui doit le devenir. C’est là une erreur que j’ai longtemps partagée et dont l’épidémie actuelle m’a prouvé l’évidence.
La contagion par contact est l’exception, la contagion par rayonnement est la règle et domine toute la question : c’est ce que je vais démontrer.
Source : Gutenberg

Désiré Joseph Joulin Les causeries du docteur (1868)

M. Flourens n’a pas ce vilain défaut pour les choses que l’argent peut remplacer ; mais il porte l’avarice de la vitalité jusqu’aux limites du possible.
Quand il néglige de saluer les gens, c’est qu’il ne les voit pas : regarder use les yeux ; s’il les voyait, ce serait peut-être la même chose ; lever les bras use les articulations. Il ne fait jamais par minute plus de dix-sept pas de soixante-quatre centimètres, et supprime de son existence tout ce qui peut augmenter de trois pulsations les battements de son cœur.
Source : Gutenberg

Désiré Joseph Joulin Les causeries du docteur (1868)

Les bottes du père Bourri.
« De l’or ! de l’or !!! » quand ce cri retentit dans l’espace, la foule se lève haletante, comme les naufragés à la voix du matelot qui crie : Terre ! elle écoute si cette clameur part des rives du Sacramento, de la Guyane ou de l’Australie ; puis elle s’élance à travers monts et vallées, à travers les continents ; abandonnant tout, parents, amis, patrie. Dans sa course furieuse, la foule traverse sans les voir les plus admirables sites ; elle passe au pied des chefs-d’œuvre de l’art sans daigner détourner la tête
Source : Gutenberg

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