François Helme

Résumé

François Helme Les jardins de la médecine (1907)

Or don Juan, tel ces admirables papillons qui n'ont qu'un rudiment de cerveau et pas de tube digestif,- est un être d'amour, inapte à toute autre lutte. Loin d'être un surhomme, c'est une bête de luxe. Et c'est pouiquoi, si les femmes en raffolent, les hommes le méprisent. Il ignore les lois, ne travaille point ; tout à son idée fixe, il n'a pour lui que son audace : « En Allemagne, 630, en Espagne, 1,003 ! » Dona Anna, bafouée par lui, ridiculisée, l'adore en dépit de tout, sa souffrance même lui est douce." En réalité, Don Juan est un monstre, c'est un phallus déchaîné.
Source : Gallica

François Helme Les jardins de la médecine (1907)

La médecine est toute peuplée de légendes, comme les arbres d'oiseaux. Par une foule de points elle touche à l'inconnu, et c'est pourquoi elle en tire un peu d'autorité et beaucoup de faiblesse. On ne verra jamais un faux bottier ou un faux tailleur, ces métiers exigeant une habileté manuelle que chacun peut contrôler. Si, par contre, les pseudo-médecins, les charlatans abondent, c'est parce qu'il y a toujours, dans la guérison d'un malade, une part de secret et de mystère que le premier venu, avec un peu d'audace, peut prétendre connaître.
Source : Gallica

François Helme Les jardins de la médecine (1907)

« Entre deux êtres au premier contact a jailli l'étincelle divine, dit encore M. Roux. Pour une raison quelconque ils ne peuvent songer à l'amour, espérer l'étreinte ; si leur esprit est fin, le cœur délicat, leur âme haute, ce sera dès lors entre eux quelque chose de très doux, de très tendre, sans espoir fou comme sans amertume. » Il y a une restriction cependant, car la nature est toujours là. Ne vous - y trompez pas, en effet, l'amour complètement idéalisé n'existe pas; la base nécessaire, c'est toujours la sensation organique primordiale qui pousse et jette les sexes l'un contre l'autre.
Source : Gallica

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