Eugène Bourdet, Causeries médicales avec mon client (1852)
“ Aujourd'hui donc, on traite l'aliénation mentale, non seulement comme une maladie physique et avec l'abondance des moyens qu'on peut lui opposer, mais comme une affection qui demande un traitement moral. C'est ici le lieu de vous dire qu'on la divise, surtout eu égard aux méthodes classiques, en manie et en monomanie, c'est-à-dire délire général et délire partiel. Dans le premier cas, le malade présente une confusion extrême du jugement et du raisonnement : une foule d'idées incohérentes traversent son esprit, il est sujet, à la fois, aux hallucinations et aux illusions. ”
