Résumé

Eugène Bourdet Causeries médicales avec mon client (1852)

Aujourd'hui donc, on traite l'aliénation mentale, non seulement comme une maladie physique et avec l'abondance des moyens qu'on peut lui opposer, mais comme une affection qui demande un traitement moral.
C'est ici le lieu de vous dire qu'on la divise, surtout eu égard aux méthodes classiques, en manie et en monomanie, c'est-à-dire délire général et délire partiel. Dans le premier cas, le malade présente une confusion extrême du jugement et du raisonnement : une foule d'idées incohérentes traversent son esprit, il est sujet, à la fois, aux hallucinations et aux illusions.
Source : Gallica

Eugène Bourdet Causeries médicales avec mon client (1852)

La langue, organe spéciale du goût, est molle, flexible, garnie de houppes nerveuses, de glandes mucipares, de
papilles érectiles qui la disposent parfaitement à l'usage double d'apprécier les saveurs en touchant les substances. Le goût est variable, selon les sexes, les âges, le climat, la constitution, la santé, les habitudes. Vous pourrez remarquer, que loin de s'affaiblir chez les vieillards, il s'y perfectionne, comme si la nature offrait une remise et un excitant à la paresseuse lenteur des fonctions digestives de cette époque de la vie.
Source : Gallica

Eugène Bourdet Causeries médicales avec mon client (1852)

Si le meunier s'endort au tic-tac de son moulin et se réveille à la cessation de son bruit, si le roulement des voitures ne réveille pas un citadin qui s'agite la nuit au grattement d'une souris dans la boiserie, c'est que l'importance morale des sensations, plutôt que leur vivacité absolue sur l'intellect, tend à rappeler à la vie de relation, celui qui cédait au sommeil, et il faudrait conclure de là, qu'il n'y pas alors émoussement
des sens, mais qu'il reste à notre centre de perception de quoi distinguer les sensations les unes des autres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature