“ Les obsessions se développent à la suite de ces diverses insuffisances, à la suite des sentiments d’incomplétude qui en résultent, des manies de précision, d’explication, de symbole, qui les accompagnent comme une dérivation. L’obsession est le résultat final de l’abaissement du niveau mental, c’est une sorte d’interprétation qui se présente perpétuellement à l’esprit tant que subsiste le trouble fondamental qui l’inspire. ”
Obsession
Définition et enjeux
L'obsession, définie comme une idée intrusive et absurde qui s'impose à la conscience, constitue un symptôme central en psychopathologie. Elle se caractérise par un conflit interne entre la prise de conscience de son absurdité et l'impossibilité de la maîtriser, souvent accompagnée de compulsions. Des auteurs comme le Dr Pierre Janet l'analysent comme un « résultat final de l'abaissement du niveau mental », tandis que R.
Henry compare l'esprit à une « citadelle » impénétrable par les forces externes. Emmanuel Régis la décrit comme un « syndrome morbide » marqué par une dissociation psychique. Ces différentes approches soulignent la complexité de la relation entre pensée, anxiété et maîtrise mentale, illustrant la richesse des perspectives sur ce phénomène.
Citations sur l'obsession
R. Henry, Histoire d'une âme victime : Caroline Clément… (1917)
“ Le mot obsession signifie en latin le siège d'une place forte. Dans la possession la place est prise. Toutefois il n'en est ainsi qu'en apparence, car si l'esprit mauvais s'empare du corps et agit sur la langue, sur les membres et sur l'imagination, il ne peut jamais entrer, sans notre consentement, dans la citadelle où se trouvent les facultés supérieures de notre âme : intelligence et volonté. ”
Jean-Charles Harvey,
Les demi-civilisés
“ Pour me délivrer de l’obsession, je me plongeais davantage dans une piété maladive, m’efforçant d’éprouver pour l’invisible l’amour que m’inspiraient les créatures et contre lequel je luttais avec le pressentiment d’être vaincu tôt ou tard. ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ Définition. - L'obsession est un syndrome morbide caractérisé par l'apparition involontaire et anxieuse dans la conscience de sentiments ou de pensées parasites qui tendent à s'imposer au moi, évoluent à côté de lui malgré ses efforts pour les repousser et créent ainsi une variété de dissociation psychique dont le dernier terme est le dédoublement conscient de la Personnalité. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ Son rôle propre, dans l'obsession, est de donner satisfaction à ce besoin d'explication, et de logique de notre esprit, en fixant dans une formule définie un état jusqu'alors imprécis. Si l'aboulie est la base et comme la structure intime de l'obsession, l'idée en est le revêtement extérieur, c'est elle qui donne à chaque obsession sa physionomie individuelle. En ce sens seulement on peut dire de l'obsession qu'elle est « une émotion systématisée», car, de sa nature, l'émotion est un état diffus, sans représentation objective ”
Honoré-Gabriel Riquetti comte de Mirabeau, Lettres inédites de Mirabeau . Mémoires et extraits de mémoires… (1806)
“ On feint de craindre pour la suppliante une obsession qui n'existe pas, et on voudroit LA LIVRER A UNE OBSESSION QUE TOUT DOIT LUI FAIRE CRAINDRE ET REDOUTER. Étrange terreur que dévoilent si naïvement les obsesseurs ! Étrange terreur que celle de voir UNE JEUNE FEMME OBSÉDÉE PAR SON MARI qu'elle adoroit autrefois, et contre lequel on n'espère pas lui avoir encore inspiré assez de haine ! Étrange terreur que celle de la voir rendue à ses sentimens premiers, à ses plus grands intérêts, à ses devoirs les plus sacrés ! ”
“ Je vous citerai, entre autres, M. Jules Bois, qui nous prédit que «nous serons un jour débarrassés de l’obsession de l’amour physique, et que ce jour-là sera un jour de bénédiction».—Bénédiction? Heu! heu! Faudra voir, et nous ne serons malheureusement plus là pour vérifier. Cette obsession, en tout cas, n’est pas si désagréable: elle a son charme; c’est même grâce à elle que l’humanité se continue et se perpétue. ”
Willibald Gebhardt,
Comment devenir énergique ? Psychogymnastique générale et boulogymnastique spéciale…
(1912)
“ Cette conception favorable est encore justifiée par l'expérience qu'une obsession ne se change qu'exceptionnellement en illusion ; au pourrait même dire que l'existence d'obsessions protège plutôt de la folie. ”
René Crevel, Le Clavecin de Diderot
“ Le porteur de conflits leur a spontanément reconnu de pathétiques lettres de noblesse. L’obsédé ne consent à prendre conscience de son obsession que pour en aimer, cultiver d’autant mieux cette chère obsession. ”
Jules Verne,
Le Secret de Wilhelm Storitz
“ On peut juger, d’après cela, de l’obsession des esprits, aussi bien de ceux qui se maintenaient dans le domaine des faits positifs, que de ceux qui s’abandonnaient aux exagérations d’une imagination superstitieuse. ”
Witold Lemanski, Notions élémentaires de psychologie physiologique… (1916)
“ L'idée fixe pathologique est parasite, automatique, discordante, irrésistible. L'obsession n'est qu'un état particulier de la désagrégation psychique, une sorte de dédoublement de la conscience. L'ob sédé est un possédé dont le moi est confisqué au pro fit de l'idée fixe et qui subit avec douleur sa situation. ”
Georges Palante,
Revue philosophique de la France et de l’étranger
“ Ces états ne rentrent dans la nostalgie qu’en tant qu’ils revêtent une nuance affective et passionnée : obsession, hantise, goût maladif du passé, goût de l’angoisse et de la douleur qui est un des traits de notre trouble et inquiète nature. ”
Gallus, L'amour chez les dégénérés : étude anthropologique… (1905)
“ Mais l'obsession est à son comble et trouble toutes les facultés du malheureux ; elle absorbe toutes ses forces. Enfin, impulsivement emporté par elle, il passe devant les femmes, se jette sur un banc et étale au grand jour ses organes génitaux. ”
Émile Garçon,
Éléments de médecine mentale appliqués à l'étude du droit…
(1906)
“ De l'obsession vers l'impulsion. Exemple: l'impulsion au suicide. — 11. Toutes les obsessions se ressemblent. Leur mécanisme intime. Encore le subconscient. Exemple : Impulsion à l'homicide. Quarante-neuvième et cinquantième observations. — 12. Liens étroits entre l'obsession et l'impulsion. Elles se ramènent l'une à l'autre. 13. Caractères cliniques des obsessions : émotivité, lucidité, irrésistibilité, lutte héroïque. — 14. Caractères cliniques (suite) : l'angoisse, la défaite, la détente. — 15. Caractères psychologiques de l'obsession : dédoublement réel du Moi conscient. Automatisme pur. ”
Émile Garçon,
Éléments de médecine mentale appliqués à l'étude du droit…
(1906)
“ Mais tout d'abord, faisons bonne justice de la théorie qui voit dans l'obsession et dans l'impulsion quelque chose comme une génération spontanée, une végétation psychique venant on ne sait d'où, qui ne se rattache à rien. On dit assez volontiers que l'obsession surgit tout à coup, encombrant le champ de la conscience, qu'elle se jette à la traverse des cérébrations sans que rien l'amène. ”
Charles Wagner,
Jeunesse
(1892)
“ Les travaux exagérés de l’esprit, le régime sédentaire, les lectures malsaines, le désœuvrement peuvent transformer en tourment et en obsession, ce qui ne serait sans cela qu’une sollicitation facile à maîtriser. ”
Georges Surbled,
Physiologie de l'esprit
(1912)
“ On se retrouve d'accord, écrit-il, dans l'analyse clinique pour admettre à la base de l'obsession, comme élément fondamental indispensable, un état particulier, indépendant de l'idée fixe et de l'émotion et antérieur à l'idée fixe et à l'émotion. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ L'idée détermine le. point de départ et l'orientation des obsessions; elle influence leur développement, elle active par association la reviviscence des états affectifs que l'obsession met en jeu ; enfin,; la lutte de la conscience contre l'envahissement de l'idée obsédante aggrave les effets de l'angoisse. ”
François Helme, Les jardins de la médecine (1907)
“ Attention ! nous entrons dans le sentiment. Un pas de plus, et si notre volonté est débile, notre système nerveux trop impressionnable, voici la passion qui s'installe. Les psychologues parlent alors d'obsession, d'idées fixes ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ Et lorsqu'on parle de la conservation de la conscience pendant la crise d'Obsession, je ne crois pas qu'on puisse, entendre par là que les obsédés aient la notion complété de tous les éléments psychiques constituant à ce moment leur personnalité individuelle, en un mot qu'ils conservent intacte leur conscience personnelle.. ”
Émile Blanche,
Des homicides commis par les aliénés
“ Sous l'influence du passage d'une vie de travail à une vie de loisir, L... s'est trouvé tout entier livré à ses réflexions; les retournant sans cesse dans son esprit, il est arrivé peu à peu à un état de véritable obsession. Ses méfiances, ses soupçons, d'abord mal déterminés, se sont traduits ensuite par des bizarreries, des tristesses, des emportements, puis encore, par la croyance absolue à des complots contre sa fortune, contre sa sécurité personnelle. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ Mais, à notre avis, l'émotion et l'idée ne fournissent que la cause déterminante de l'obsession ; ni l'une ni l'autre ne nous en donnent la cause réelle et profonde, parce qu'elles n'expliquent ni les obsessions, pourtant si fréquentes, qui. restent, à l'état faible, ni l'état obsédant, antécédent et substratum des obsessions caractérisées. Pour que les tendances obsédantes se fixent en des idées précises, il est nécessaire qui existe un trouble préalable du dynamisme mental. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ Voilà une idée fixe, mais qui n'a rien de commun avec l'obsession. Elle n'est pas.seulement consciente, comme celle-ci, elle est consentie, c'est-à-dire volontaire ; elle n'est même, en réalité, que l'attention volontaire fortement appliquée à un objet particulier. L'obsession, au contraire, est une manifestation de l'attention involontaire, automatique. L'idée fixe occupe l'esprit d'une façon continue, mais avec l'agrément de la volonté, et celle-ci peut toujours l'éloigner pour s'occuper d'autre chose; l'obsession.est paroxystique et irrésistible. ”
“ L’idée de sacrilège se mêle aux autres idées. 2o Obsessions et impulsions du crime. — Plus fréquemment peut-être les malades sont préoccupés d’idées morales et pensent constamment à quelque action criminelle qu’ils ne veulent pas faire et qui les tente cependant. Dans les cas complets, l’impulsion est indissolublement associée à l’obsession proprement dite. ”
Émile Garçon,
Éléments de médecine mentale appliqués à l'étude du droit…
(1906)
“ OBSÉDÉS ET IMPULSIFS 365 désagréable, ne fût-ce que parce que l'on éprouve une certaine humiliation de sa faiblesse. La lutte est logique, elle est une sorte de réflexe d'ordre moral. Mais aussi le sujet a beau lutter, il a beau déployer une énergie surhumaine, l'obsession revient, cruelle, énervante, épuisante, taquine ; elle a l'air de puiser son énergie dans la faiblesse même du malade, et elle semble s'accroître en raison directe de cette faiblesse. ”
Willibald Gebhardt,
Comment devenir énergique ? Psychogymnastique générale et boulogymnastique spéciale…
(1912)
“ «L'obsession, même sous les formes les plus étranges, se distingue essentiellement des «illusions» du fou, en ce que le sens pour ce qui s'impose et C3 qui est étranger se conserve ou au moins peut s'éveiller, et que les pensées étrangères, en dépit de toute la contrainte qu'elles exercent, ne peuvent fausser la vie personnelle. ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ Dans la mélancolie, au contraire, même avec conscience, l'intelligence est plus ou moins troublée. De même l'obsession, surtout dans sa forme scrupuleuse Peut être confondue avec la mélancolie simple accompagnée de délire de culpabilité. En dehors des caractères généraux Propres à l'obsession, le diagnostic s'établit par ce fait que l'idée scrupuleuse de l'obsession ne dépasse pas les limites de l'incertitude, du doute et ne va jamais jusqu'à Ja conviction, jusqu'au délire de culpabilité de la mélancolie. ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ C'est pourquoi nous estimons qu'il y a là bien moins une diminution de la conscience personnelle que la fragmentation des divers éléments de la conscience personnelle, c'est-à-dire de IR personnalité consciente. Le trouble psychique, dans l'obsession, est, si l'on pouvait parler ainsi, plus un trouble de la Personnalité consciente qu'un trouble de la conscience. ”
Witold Lemanski, Notions élémentaires de psychologie physiologique… (1916)
“ L'obsession est bien vraiment un trouble de la volonté. Les obsédés peuvent d'ailleurs (Pitres) avoir en même temps une « volonté très ferme » pour certaines choses; c'est pour cela que j'en fais des para- 334 NOTIONS ELEMENTAIRES DE PSYCHOLOGIE boutiques et non des abouliques. » (GRASSET, Intr., phys. à l'étude de la phil., p. 125.) . Nous avons vu, en plusieurs endroits déjà, qu'il fallait distinguer l'obsession émotive anxieuse de l'émotion idéative. Mais dans l'un et l'autre cas, le jugement et la volonté participent aux troubles psychiques. ”
Guy de Maupassant,
La Maison Tellier
“ Cette obsession constante la rendait tellement incapable de raisonner qu'elle ne cherchait même pas les moyens d'éviter ce scandale qu'elle sentait venir, se rapprochant chaque jour, irréparable, et sûr comme la mort. ”
R. Henry, Histoire d'une âme victime : Caroline Clément… (1917)
“ Parfois il la fait passer dans les labyrinthes fatigants des scrupules. Souvent il la livre aux obsessions de l'esprit de blasphème, aux divagations d'une imagination inquiète, aux assauts furieux de passions jusque-là inconnues, à des craintes ou à des répugnances qui, pour être imprécises, n'en sont que plus désolantes... ”
Adrien Decourcelle, Les Formules du docteur Grégoire
“ Observation (L’) : La digestion d’un repas qu’on a fait — sans s’être mis à table. Observer : On n’observe pas — on a observé. Obsession : Une façon de faire sa cour, qui ne doit pas beaucoup amuser le monsieur — mais qui doit bien ennuyer la dame. Obstacles : La pierre de touche de la vocation. Obstination : Les chevrons de l’entêtement. Obus : Un peu plus qu’un boulet ; Un peu moins qu’une bombe. — Une bonbonnière ! Occasion (L’) : Le caprice la saisit — au cheveu ; L’amour vrai la dédaigne. ”
Gallus, L'amour chez les dégénérés : étude anthropologique… (1905)
“ Les obsessions correspondent à tous les territoires. Pour la sphère des idées, nous avons la folie du doute ; pour la sphère des sentiments, on a les antipathies obsédantes ; pour la sphère des instincts, les impulsions à l'homicide et au suicide ; pour le territoire des sensations tactiles, la terreur des pointes ; pour les centres sensoriels, les vertiges agoraphobiques ; pour la région psychomotrice, l'écholalie. etc. Parmi les principales obsessions rencontrées chez les dégénérés, il faut citer : La folie du doute. ”
“ Quelques obsessions seulement dérivent d’an-goisses préalables, mais beaucoup d’autres se sont développées à la suite de troubles intellectuels très différents, d’agitations mentales, de manies des recherches, de manies des pactes, à la suite de sentiments pathologiques, comme le besoin de direction, le besoin d’être aimé, le sentiment du doute ou le sentiment de l’étrangeté. Toutes ces agitations et tous ces troubles sont loin, en réalité, d’être des angoisses ou des phénomènes d’émotivité. ”
Paul Rebierre, Le timide délinquant : la question de responsabilité et l'expertise (1914)
“ Donc si, suivant les cas, l'obsession se présente à nous avec des allures surtout idéatives, surtout émotionnelles, surtout motrices ou surtout abouliques,si même l'un ou l'autre de ces aspects setrouve être en apparence le premier en date, ce n'est pas une raison pour faire du trouble une maladie, del'affectivité, de l'intelligence ou delà volonté.Les obsessions idéatives,les ruminations mentales ne vont pas sans modifications affectives même élémentaires. ”
Eugène Sue,
Oeuvres. Miss Mary, ou l'Institutrice…
(1858)
“ Si, au contraire, vous devez être exposée à d'indignes obsessions, vous serez ait moins prévenue des périls que je vous signale, et votre ignorance des mauvaises passions du monde vous eût caché le danger pent-être jusqu'au jour où votre fierté eût été profondément blessée. ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ Ces hallucinations ou pseudo-hallucinations s'observent surtout dans les obsessions phobiques et peuvent, chez certains sujets, contribuer pour beaucoup à l'existence d'un état de dépersonnalisation et de possession (RAYMOND et JANET) . 3" Troubles de la conscience, de la personnalité, de la olonté dans l'obsession. — Une des caractéristiques de l'obsession, c'est de s'imposer de vive force à l'individu, par une sorte d'«effraction de la volonté » (SÉGLAS) . ”
“ Il faut leur céder et leur céder encore ; ces esprits-là s’attachent à vous et ne lâchent plus ; ils vous noieront, mais, soyez tranquille, ils se noieront avec vous. Leur activité narquoise et chagrine multiplie les obsessions ”
Célestin Bouglé,
Qu’est-ce que la sociologie ?
(1907)
“ Les obsessions et la psychasthénie. TOME I. — Études cliniques et expérimentales sur les idées obsédatites, les impulsions, les manies mentales, la folie du doute, les tics, les agitations, les phobies, les délires du contact, les angoisses, les sentiments d'incomplétude, la neurasthénie, les modifications des sentiments du réel, leur pathogénie et leur traitement, par P. JANET. 1 vol. ”
Théodule Ribot,
Essai sur les passions (3e éd)
(1910)
“ D' ailleurs , la psychologie pathologique , actuellement très florissante , semble inviter à cet essai et nous promettre quelque appui : les nombreux travaux sur la nature de l' idée fixe et les obsessions peuvent nous éclairer . ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ Division. - L'obsession étant, comme l'avait vu dès j A ord MOREL, et comme nous le pensons, un état pathologIque foncièrement émotif, on peut lui reconnaître deux types 0 formes, suivant que l'anxiété qui en fait la base se manifeste Us spécialement par une crainte ou par une idée. Le premier type est l'obsession phobique, ou phobie, le second l'obsession idéative ou obsession proprement dite. ”
