Georges Surbled

Georges Surbled

Résumé

Portrait de Georges Surbled Georges Surbled Physiologie de l'esprit (1912)

Cette unité, sentie et réelle, du moi n'exclut en rien la complexité de l'individu. A tous les degrés de l'échelle des êtres, on retrouve l'unité et la complexité unies. C'est vrai depuis l'homme jusqu'à l'amibe, jusqu'à la cellule, jusqu'à la molécule, jusqu'à l'atome lui-même. Unité n'est pas synonyme de simplicité. L'idée du moi total, ainsi compris, est l'idée de personnalité : chacun de nous n'est pas seulement un individu physique, c'est une personne, c'est-à-dire
un individu humain avec son entier psychisme.
Source : Gallica

Portrait de Georges Surbled Georges Surbled Physiologie de l'esprit (1912)

Quand on sent, il est vrai de dire que la sensation s'opère à la fois par l'organe du sens et par l'écorce cérébrale. Ce qui sent, en effet, ce n'est pas l'organe nerveux périphérique, ce n'est pas davantage le cerveau, c'est l'àme vivante que ces puissances incarnent et qui préside à toutes les opérations de l'organisme. L'unité frappante de l'acte sensible trouve là son explication complète, que le matérialisme n'arrivera jamais à fournir. L'âme qui anime tout l'être, prend dans l'écorce conscience de la sensation en
même temps qu'elle reçoit l'impression de l'objet dans l'organe du sens
Source : Gallica

Portrait de Georges Surbled Georges Surbled Physiologie de l'esprit (1912)

Nous ne nous bornons pas à penser, nous raisonnons. C'est un merveilleux privilège de l'homme, et celui-là incontesté. Les matérialistes qui ont attribué gratuitement la pensée à certains animaux, n'ont jamais osé les gratifier de la raison, les croire capables de raisonnement. Qu'est-ce donc que raisonner? C'est inférer une vérité d'une autre vérité, au moyen d'un principe général exprimé ou sous-entendu. Et cette faculté ne se localise pas comme une vulgaire sensation, elle s'étend à l'infini, elle est illimitée ou, pour mieux dire, universelle.
Source : Gallica

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