Résumé

Portrait de Marin Ferraz Marin Ferraz De la Psychologie de saint Augustin… (1862)

Suivant saint Augustin, Dieu ne se borne pas à nous éclairer de sa lumière, il nous inspire encore son amour, et c'est de lui, comme de leur centre commun, que rayonnent à la fois notre vie intellectuelle et notre vie morale. Est-il possible, en effet, que Dieu nous illumine comme principe de toute vérité, sans nous attirer à lui comme source de toute beauté? Est-il possible que l'homme tienne de Dieu la science qui est un bien inférieur, et qu'il se donne à lui-même la charité, qui est le premier des biens?
Source : Gallica

Portrait de Marin Ferraz Marin Ferraz De la Psychologie de saint Augustin… (1862)

Vous élevez les âmes, Ô philosophes, s'écrie le grand évêque, à un état de pureté incomparable; mais comment cette pureté produit-elle l'oubli de tous les maux, et cet oubli le retour de ces maux eux-mêmes? Vous vous proposez, ô Pythagore, ô Platon, ô Porphyre, dans vos méditations philosophiques, d'arriver à la vie heureuse. Mais comment y arriverez-vous? L'âme vit ici-bas dans un état de malheur que tempère l'espoir de la félicité future, et là-haut dans une félicité que la crainte des maux à venir ne peut manquer de corrompre.
Source : Gallica

Portrait de Marin Ferraz Marin Ferraz De la Psychologie de saint Augustin… (1862)

Si je nie ma liberté, je dois nier le devoir, le mérite et le démérite, et reconnaître que ces idées qui entrent dans tous les jugements que je porte sur mes semblables et qui composent la trame de tous mes entretiens, sont des idées vaines et chimériques. En un mol, la négation de la liberté entraîne celle de tout l'ordre moral. Aussi personne ne la nie sérieusement.
On la nie si peu qu'on en distingue les degrés. Je me sens plus libre dans certains cas, moins dans d'autres, dans l'ivresse, dans la colère et les autres passions, et tout le monde sent à cet égard comme moi.
Source : Gallica

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