Marin Ferraz,
De la Psychologie de saint Augustin…
(1862)
“ Vous élevez les âmes, Ô philosophes, s'écrie le grand évêque, à un état de pureté incomparable; mais comment cette pureté produit-elle l'oubli de tous les maux, et cet oubli le retour de ces maux eux-mêmes? Vous vous proposez, ô Pythagore, ô Platon, ô Porphyre, dans vos méditations philosophiques, d'arriver à la vie heureuse. Mais comment y arriverez-vous? L'âme vit ici-bas dans un état de malheur que tempère l'espoir de la félicité future, et là-haut dans une félicité que la crainte des maux à venir ne peut manquer de corrompre. ”

