Jean-Marie Guyau

Élements biographiques

Portrait de Jean-Marie Guyau Jean-Marie Guyau,  Éducation et Hérédité

“ On assiste à ce travail lent et triste de la dissolution qui suit nécessairement l’évolution : l’être par degrés se relâche et se fond ; l’unité de la vie se disperse, la volonté s’épuise en vain à rassembler, à maintenir sous une même loi ce faisceau d’êtres qui se divise et dont l’assemblage constituait le moi : tout se délie, se résout en poussière. Alors enfin, la mort devient moins improbable, moins inconcevable pour la pensée : l’œil s’y fait, comme il se fait à l’obscurité qui monte quand le soleil descend au-dessous de l’horizon. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Marie Guyau Jean-Marie Guyau,  L’Irréligion de l’avenir (1886)

“ L’infinité de l’« inconnaissable » même n’est en somme qu’une hypothèse. Nous nous accordons peut-être trop à nous-mêmes en croyant à quelque chose d’infini en nous, fût-ce notre ignorance. Peut-être la sphère de notre savoir est-elle, comme notre globe terrestre, enveloppée seulement d’une bande assez étroite de nuages, d’obscurité et d’ignorance ; peut-être n’y a-t-il pas de « fond » des choses, de même qu’il n’est pas de fond et de soutien à notre terre ; peut-être tout se réduit-il à une gravitation de phénomènes. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Marie Guyau Jean-Marie Guyau,  La Genèse de l’idée de temps (1889)

“ « l'insondable au mur d'airain », c'est l'inconnaissable de la métaphysique, qui ferme et mure pour l'intelligence le mystère du monde ; « l'obscurité formidable du ciel serein », c'est une allusion à la doctrine propre du poète sur le jour et la nuit, le jour étant aussi obscur en soi que la nuit même. Sous les clartés du dehors, ce que le poète veut découvrir, ce sont les clartés de l'intelligence, les vérités, que le monde physique, au moment même où il semble les faire éclater aux yeux, enfouit et dérobe. Ce ciel infini, embrasé de lumière, c'est pour l'esprit la nuit même. ”
Source : Gallica

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