Jean Félix Nourrisson, La philosophie de Leibniz (1860)
“ SAINT ANSELME, SAINT THOMAS, LEIBNIZ. 341 Le souverain bien, qui est Dieu, doit être unique ; il doit être créateur; il doit être Providence. Car ce sont autant de perfections que d'être unique, que d'être créateur, que d'être Providence. Est-ce d'ailleurs uniquement par des déductions logiques que saint Anselme arrive à cette notion de l'existence et des attributs de Dieu ? Nullement. Des déductions logiques ne donneraient qu'un Dieu logique, c'est-à-dire qu'une pure abstraction et comme le vide de l'être. C'est dans l'âme que saint Anselme prend les principes de sa connaissance de Dieu. ”
