Jean Félix Nourrisson

Résumé

Jean Félix Nourrisson La philosophie de Leibniz (1860)

SAINT ANSELME, SAINT THOMAS, LEIBNIZ. 341
Le souverain bien, qui est Dieu, doit être unique ; il doit être créateur; il doit être Providence. Car ce sont autant de perfections que d'être unique, que d'être créateur, que d'être Providence.
Est-ce d'ailleurs uniquement par des déductions logiques que saint Anselme arrive à cette notion de l'existence et des attributs de Dieu ? Nullement. Des déductions logiques ne donneraient qu'un Dieu logique, c'est-à-dire qu'une pure abstraction et comme le vide de l'être. C'est dans l'âme que saint Anselme prend les principes de sa connaissance de Dieu.
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson La philosophie de Leibniz (1860)

Ce principe ne lui sert pas seulement à établir l'existence de Dieu, la création, et la création du monde tel qu'il est. Il lui suffit pour nier le vide et les atomes, pour rejeter les qualités occultes, pour ramener à des abstractions pures les notions de temps et d'espace, pour décliner toute influence physique entre l'âme et le corps, enfin pour mettre l'attraction au rang des chimères 2.
Qu'est-ce donc, au demeurant, qu'un tel principe? Pas autre chose qu'une loi logique de l'esprit humain, qui n'admet pas que rien arrive sans raison.
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson La philosophie de Leibniz (1860)

Platon n'enseignera pas que Dieu est le créateur, du monde, l'idée de la création lui étant complétement étrangère. Mais il professera du moins que Dieu est l'architecte du inonde. C'est, de plus, un architecte qui se complaît dans son oeuvre. Parce qu'il est exempt d'envie, Dieu s'est fait le père du monde. Dans une masse chaotique, obscure, ténébreuse, il a introduit l'ordre, l'arrangement, la lumière. Il a voulu, autant que possible, que ce monde lui ressemblât à lui-même, et l'a, pour ainsi dire, marqué à son effigie. Platon affirme donc le principe du meilleur.
Source : Gallica

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