Résumé

Heinrich Ritter Histoire de la philosophie moderne… (1861)

Nous avons vu en effet que l'unité des choses repose sur un lien interne que n'atteignent pas la vue et les sens ; la matière est inerte ; l'esprit seul peut être un principe d'ordre et de mouvement (2) . Sans esprit tout serait chaos ; la matière n'a pas de beauté en elle-même ; la matière informe serait la laideur même ; tout objet d'où l'esprit est absent est un objet d'horreur ; le corps ne peut, se régir lui-même, se rendre beau, avoir ni dessein ni but; il ne reçoit la beauté que par la forme, l'efficacité et l'action que par la vie que l'esprit lui communique.
Source : Gallica

Heinrich Ritter Histoire de la philosophie moderne… (1861)

Spinosa avait établi que Dieu ne peut rien fonder que de parfait et d'infini. Leibnitz enseigne que la volonté de Dieu veut le meilleur des mondes possibles, mais que ce meilleur des mondes n'est pas parfait, qu'il est seulement le plus parfait parmi tous les mondes imparfaits possibles. Son entendement embrasse toutes les idées et tous les rapports des idées entre elles ; mais sa volonté ne veut qu'une partie de ces idées et de ces rapports, à savoir les idées et les rapports qui, étant compatibles entre eux, donnent pour résultat la plus grande somme de perfection dans le monde réel.
Source : Gallica

Heinrich Ritter Histoire de la philosophie moderne… (1861)

S'il cherche à ramener le monde corporel à des forces spirituelles, il ne relie pas moins la vie spirituelle à la nature. Ses monades ne sont que des automates spirituels. La liberté de la volonté repose uniquement sur ce que les êtres raisonnables portent leurs impulsions naturelles au degré où elles deviennent connaissance distincte. Ainsi Leibnitz fait du côté naturel de la vie spirituelle le principe de sa doctrine. Il parvient, grâce à cette méthode, à apercevoir l'harmonie du spirituel avec le phénomène corporel, de l'âme avec le corps, des causes finales avec la mécanique des mouvements
Source : Gallica

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