Résumé

Portrait de Charles Secrétan Charles Secrétan La philosophie de Leibnitz : fragmens d'un cours d'histoire de la métaphysique… (1840)

La liberté de la créature se détermine dans le sens de la liberté de Dieu?—-C'est l'accord, -c'est l'harmonie, c'est l'unité retrouvée par delà l'acte créateur qui a fait jaillir cette liberté seconde du sein de l'essence divine, c'est l'union par la création et dans la création, c'est le commerce intime des natures spirituelles, c'est le flux et le reflux de l'amour, c'est la félicité suprême, c'est le bien.
La détermination de la liberté seconde dans un sens contraire à celle de Dieu, c'est le mal.
Source : Gallica

Portrait de Charles Secrétan Charles Secrétan La philosophie de Leibnitz : fragmens d'un cours d'histoire de la métaphysique… (1840)

En prenant toujours au sérieux la Théodicée et le Protestantisme de Leibnitz, quel serait le sens de ces derniers mots? C'est que l'on peut trouver dans les trois perfections, qualités ou attributs de Dieu, sa puissance, sa sagesse, son amour, le germe et la base du Père, du Fils et du Saint-Esprit, qui, dans le dogme de l'Eglise sont chacun une personne, et possédent chacun la puissance, la sagesse et l'amour. Il faut bien, messieurs, qu'il y ait en fait quelque chose de semblable. Si le dogme de la Trinité est vrai, il faut qu'il y ait une clef de la contradiction qui nous frappe.
Source : Gallica

Portrait de Charles Secrétan Charles Secrétan La philosophie de Leibnitz : fragmens d'un cours d'histoire de la métaphysique… (1840)

Ce qui distingue l'âme, c'est qu'à la faculté de se modifier intérieurement elle joint une sorte de conscience de ses modifications et de sa propre existence. L'essence de toute monade est perception, ainsi le nombre des degrés d'âmes et de monades est infini comme celui des degrés de perception. Chez tout être organique ou vivant il y a une monade supérieure et, dans un sens particulier, dominante. C'est la présence de cette monade qui constitue son unité, car les corps inorganiques, ou les corps proprement dits, n'ont pas d'unité et ne sont pas des êtres.
Source : Gallica

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