L. Hardant, Étude sur l'origine du mal dans Leibniz (1877)
“ Mais ces objections supposent une chose, c'est que Dieu est libre, qu'il dépend de lui de créer ou de ne pas créer le monde idéel et idéal que conçoit son entendement. Et c'est ce que dit Leibniz quand il donne à Dieu la liberté. Mais nous avons vu que l'homme est si mal partagé sous ce rapport qu'il serait bien étonnant que le Créateur plus parfait que sa créature ne fut pas sous le joug d'une nécessité encore plus achevée. Et en effet bien que Leibniz maintienne en Dieu la liberté, il est visible que Dieu n'est en réalité pas plus libre de ses actes que nous ne le sommes des nôtres. ”
