Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire Traité de métaphysique/Édition Garnier

L’entendement et la volonté n’existent donc pas réellement comme des êtres différents, et il est impertinent de dire que l’un agit sur l’autre.
S’ils ne supposent pas que l’esprit agisse physiquement sur la volonté, il faut qu’ils disent, ou que l’homme est libre, ou que Dieu agit pour l’homme, détermine l’homme, et est éternellement occupé à tromper l’homme ; auquel cas ils avouent au moins que Dieu est libre. Si Dieu est libre, la liberté est donc possible, l’homme peut donc l’avoir. Ils n’ont donc aucune raison pour dire que l’homme ne l’est pas.
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Portrait de Voltaire Voltaire Traité de métaphysique/Édition Garnier

Dire que Dieu n’a pu faire ce monde ni nécessairement ni librement n’est qu’un sophisme qui tombe de lui-même dès qu’on a prouvé qu’il y a un Dieu, et que le monde n’est pas Dieu ; et cette objection se réduit seulement à ceci : Je ne puis comprendre que Dieu ait créé l’univers plutôt dans un temps que dans un autre : donc il ne l’a pu créer. C’est comme si l’on disait : Je ne puis comprendre pourquoi un tel homme ou un tel cheval n’a pas existé mille ans auparavant : donc leur existence est impossible.
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Portrait de Voltaire Voltaire Traité de métaphysique/Édition Garnier

Ceux qui objectent que les notions de l’infini en durée, en étendue, en nombre, ne peuvent venir de nos sens, n’ont qu’à rentrer un instant en eux-mêmes : premièrement, ils verront qu’ils n’ont aucune idée complète et même seulement positive de l’infini, mais que ce n’est qu’en ajoutant les choses matérielles les unes aux autres qu’ils sont parvenus à connaître qu’ils ne verront jamais la fin de leur compte ; et cette impuissance, ils l’ont appelée infini, ce qui est bien plutôt un aveu de l’ignorance humaine qu’une idée au-dessus de nos sens.
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