François Quesnay

François Quesnay

Résumé

Portrait de François Quesnay François Quesnay Physiocrates

Ces lois ne restreignent point la liberté de l’homme, qui fait partie de son droit naturel ; car les avantages de ces lois suprêmes sont manifestement l’objet du meilleur choix de la liberté. L’homme ne peut se refuser raisonnablement à l’obéissance, qu’il doit à ces lois ; autrement, sa liberté ne serait qu’une liberté nuisible à lui-même et aux autres ; ce ne serait que la liberté d’un insensé qui, dans un bon gouvernement, doit être contenue et redressée par l’autorité des lois positives de la société.
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Portrait de François Quesnay François Quesnay Physiocrates

L’ignorance est l’attribut primitif de l’homme brut et isolé : dans la société, elle est la plus funeste infirmité des hommes ; elle y est même un crime, parce que les hommes, étant doués d’intelligence doivent s’élever à un ordre supérieur à l’état des brutes ; elle y est un crime énorme par son délit, car l’ignorance est la cause la plus générale des malheurs du genre humain et de son indignité envers l’auteur de la nature, envers la lumière éternelle, la suprême raison et la cause première de tout bien.
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Portrait de François Quesnay François Quesnay Physiocrates

Il s’agit ici de la raison exercée, étendue et perfectionnée par l’étude des lois naturelles. Car la simple raison n’élève pas l’homme au-dessus de la bête ; elle n’est dans son principe qu’une faculté ou une aptitude, par laquelle l’homme peut acquérir les connaissances qui lui sont nécessaires, et par laquelle il peut, avec ces connaissances, se procurer les biens physiques et les biens moraux essentiels à la nature de son être. La raison est à l’âme ce que les yeux sont au corps : sans les yeux, l’homme ne peut jouir de la lumière, et sans la lumière il ne peut rien voir.
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