Résumé

François Perron Manuel du citoyen sur ses droits et ses devoirs… (1848)

Toute patrie est telle aux yeux de ses enfants _: tout sacrifice est doux pour sa noble et sainte cause.
Mais si au titre d'être notre mère, la patrie joint l'avantage d'être belle, puissante et glorieuse entre toutes', de pouvoir s'enorgueillir de la fécondité de son sol, de la variété et de la douceur de son climat, d'une position qui lui permet de commander à la terre et à la mer, de se rattacher les nations voisines et de les entraîner dans son orbite; si elle a reçu pour mission de marcher en tête de la civilisation; si chaque pas qu'elle fait est une conquête de l'esprit humain
Source : Gallica

François Perron Manuel du citoyen sur ses droits et ses devoirs… (1848)

Le droit de propriété n'est pas moins sacré que tous les autres droits : chaque homme est tenu de le respecter chez ses semblables , comme ils sont tenus de le respecter chez lui.
Mais pour qu'il soit respectable, le droit de propriété ne doit pas être le privilège de quelques-uns : tous doivent pouvoir y prétendre sous les seules conditions du travail et de la conduite.
Le droit de propriété n'est point un droit stérile. Toute propriété doit être fécondée par l'intelligence et l'industrie de l'homme au profit de la Société comme du propriétaire.
Source : Gallica

François Perron Manuel du citoyen sur ses droits et ses devoirs… (1848)

Les institutions sont sages quand elles ne restreignent la liberté de chacun que dans l'intérêt de la liberté de tous.
Si elles vont au-delà de celte condition, si elles restreignent ou détruisent la liberté de la masse dans l'intérêt de quelques-uns, l'égalité est violée, la liberté n'est plus que le privilège du petit nombre; l'ordre même cesse d'exister, puisque les hommes ne sont plus à leur place légitime, ni ceux qui ont usurpé la liberté des autres, ni ceux qui ont perdu la leur.
Source : Gallica

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