Résumé

P.-Denis Landormy Observations sur le manifeste publié par l'Assocation des travailleurs pour réclamer leur part de tous les droits politiques… (1848)

La part que chaque ouvrier a dans la souveraineté nationale en sa qualité de citoyen, est une fraction qui est la même pour tous; si cette classe de citoyens voulait se séparer des autres, son influence dans les affaires publiques, serait en proportion du nombre de voix qu'elle peut réunir, c'est en cela que consiste sa force, mais elle ne peut en user que par ses votes et jamais autrement. Toute tentative qui aurait pour but de faire prévaloir sa volonté de toute autre manière, est une révolte contre la souveraineté nationale qui devrait être réprimée sans ménagement par la force.
Source : Gallica

P.-Denis Landormy Observations sur le manifeste publié par l'Assocation des travailleurs pour réclamer leur part de tous les droits politiques… (1848)

Chez aucun peuple et à aucune époque de l'histoire on n'a vu la guerre et la conquête donner la liberté. Bien loin d'en doter les peuples, elles n'ont jamais apporté avec elles que le despotisme et l'esclavage. La liberté est un bienfait dû au temps et aux progrès de la raison, elle pénétrera chez tous les peuples il n'y a pas de doute, un peu plus tôt où un peu plus tard.
Source : Gallica

P.-Denis Landormy Observations sur le manifeste publié par l'Assocation des travailleurs pour réclamer leur part de tous les droits politiques… (1848)

Tous les citoyens étant égaux en droit, il n'appartient pas à une partie quelconque d'entr'eux d'élever cette prétention, à moins qu'elle ne forme la majorité, et les ouvriers que ce manifeste fait parler, en sont bien éloignés. Donc s'ils pensaient réellement pouvoir faire seuls la loi à tous les autres, ce serait évidemment de leur part une usurpation de la souveraineté; puisque, comme je l'ai fait voir plus haut, la souveraineté d'un peuple se compose de la masse de tous les citoyens et non d'une fraction d'entr'eux.
Source : Gallica

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