Résumé

Émile Villonnier Le Droit au travail, comme l'entendent les montagnards… (1849)

Consultez le passé et vous verrez que quand le travail est une peine l'homme est esclave ; s'il est un frein, l'homme passe à l'état de salarié exploitable; tandis que s'il est un droit, celui qui l'exerce est un citoyen libre. Or, dans une République, il ne doit y avoir que des citoyens libres.
Le droit au travail est la conséquence de la fraternité et de l'égalité, c'est la mise à exécution de ces grands principes posés par nos pères et emportés sans cesse par le voeu des réactions.
Source : Gallica

Émile Villonnier Le Droit au travail, comme l'entendent les montagnards… (1849)

Il est bien vrai que la loi ne dit nulle part ; L'ouvrier devra rester inactif dans telle ou telle circonstance, il lui faudra une autorisation pour exercer son industrie manuelle; mais vous savez bien, messieurs, que là n'est pas le mal, vous savez bien qu'il y a quelque chose de plus fort que votre éloquence, de plus fort que la loi même ; c'est le manque de travail.
Voilà l'écueil devant lequel viennent se briser le courage et l'intelligence du travailleur, voilà le fléau que vous ne pouvez comprendre, si, comme nous le pensons, vous n'avez jamais subi les angoisses de la faim.
Source : Gallica

Émile Villonnier Le Droit au travail, comme l'entendent les montagnards… (1849)

Selon nos adversaires, selon ces hommes qui n'ont regardé la révolution que comme un moyen de substituer le règne de l'argent à celui de la naissance, le droit au travail est la ruine de la propriété, la destruction des positions acquises, en un mot la justification de l'insurrection. C'est l'intervention insolite et ruineuse de l'État dans les industries, c'est l'esclavage et la ruine de la France.
Quant à nous, démocrates par principes, qui avons appelé la révolution de toutes les forces de notre âme
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature