Maxime Du Camp,
Revue des Deux Mondes
“ XI. — EN RÉVOLUTION. La révolution de février 1848 fut une surprise, et comme elle conduisit la France à l’empire, elle manqua le but qu’elle visait et reste ridicule. En compagnie de Louis de Cormenin, de Flaubert, de Bouilhet, je l’ai vue passer et j’ai noté ailleurs les impressions qu’elle me fit éprouver [1] . Le roi qui s’en allait laissait bien des regrets derrière lui. Si, le 26 février, il fût rentré dans Paris à la tête d’un régiment, on eût battu des mains et on lui eût rouvert le palais des Tuileries, où quelques vainqueurs s’étaient installés et faisaient ripaille. ”
